Rosa Bordas (1840-1901)

Rosa Bordas (1840-1901)
Rosa Bordas en 1870

Rosa Bordas en 1870

C’est le 26 février 1840 à Monteux dans le Vaucluse, à une vingtaine de kilomètres d’Avignon, que naît Rosalie Martin.

Rosalie Martin

Dans le café tenu par ses parents, elle a près de 17 ans lorsqu’elle fait ses débuts en tant que chanteuse. C’est là qu’elle rencontrera son futur époux, le musicien Étienne Bordas. Forte de son succès, elle commence à se produire dans les villages alentours et au fil du temps, elle est accueillie par des salles de plus en plus grandes, à Avignon, Montpellier, Toulouse, Lyon, Marseille et enfin… Paris en 1869. Elle n’a pas trente ans.

Rosa Bordas, chanteuse du tout Paris

La jeune femme, connue pour son regard vif, son visage expressif et son tempérament méridional, devient rapidement une chanteuse politiquement engagée, donnant des représentations au bénéfice de la Garde Nationale ou chantant La Marseillaise drapée des couleurs de la France. L’historien biographe du XIXe siècle Louis-Henry Lecomte disait d’elle qu’elle était une chanteuse patriotique et qu’elle « apprit la Marseillaise sur les genoux de son grand-père et la répéta, armée d’un petit drapeau, avec un effet dont elle a conservé le souvenir ».

En 1871, le tout Paris connaît Rosa Bordas. Elle s’était en effet rendue célèbre avec son interprétation de La Canaille, un chant révolutionnaire d’Alexis Bouvier et Joseph Darcier datant de 1865. « Les uns travaillent par la plume / Le front dégarni de cheveux / Les autres martèlent l’enclume / Et se soûlent pour être heureux / Car la misère, en sa tenaille /Fait saigner leurs flancs amaigris… », voilà ce que chante la jeune montilienne dans les cabarets parisiens. Le public est enthousiaste et son succès est grandissant. Elle passe au Concert Parisien, au Châtelet et même aux Tuileries.

Sortie de scène

Rosa Bordas, chanteuse populaire, icône de la République, se retirera de la scène à la fin des années 1870 avant de s’installer en Algérie. Elle y restera une vingtaine d’années puis retournera vivre ses dernières heures dans son village natal.

Elle décède le 30 mai 1901 à Monteux.


Pour en savoir plus

François CHEVALDONNE, Rosa Bordas, rouge du Midi, ed. L’Harmattan, Paris, 2012.

Louis-Henry LECOMTE, « Rosa Bordas, artiste lyrique », La Chanson : revue mensuelle, octobre 1878, pp. 71-73.


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Commentaires (2)

  1. Bonjour, je crois que vous faites une grosse erreur : Rosa Bordas lorsqu’elle chantait pour laz Garde Nationale, chantait vêtue d’un péplum blanc, et elle développait lentement un drapeau ROUGE et non bleu-blanc-rouge, dont elle s’était enveloppé. Roland Ceysson de Monteux.

    roland ceysson
    8 novembre 2019 Répondre
    • Bonjour, Je vous remercie pour cette précision.

      Sandrine Chabre
      14 novembre 2019 Répondre

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