Mardi gras

« Mardi gras, t’en va pas, tu mangeras des crêpes. Mardi gras, t’en va pas, tu mangeras du chocolat ».

Une date qui varie

La date de mardi gras change chaque année car elle est associée à celle de Pâques (qui est également mobile). Il s’agit dont d’une fête chrétienne qui a toujours lieu 47 jours avant Pâques.

Le lendemain, mercredi des Cendres, marque le début d’une période de pénitence et d’abstinence de 40 jours, en référence aux 40 jours de jeûne de Jésus dans le désert. Il s’achève par la Semaine Sainte qui précède immédiatement le dimanche de Pâques.

Toutefois, avant que mardi gras ne devienne une fête chrétienne associée à Pâques, et donc à la passion du Christ, elle trouve son origine dans les Calendes de Mars romaines qui célébraient la fin de l’hiver.

Pieter Brueghel l’ancien, le combat du Carême et de Mardi gras, vers 1559

Pourquoi Mardi gras est-il… gras ?

Pendant longtemps, le jour « gras » était un jeudi, celui de la semaine précédant le début du Carême. Il est encore célébré dans certains pays d’Europe même si le Mardi gras a largement pris le dessus.

Pour célébrer le dernier jour avant le Carême durant lequel on doit manger « maigre », c’est à dire sans viande ni graisse animale, il était de coutume d’épuiser toutes les réserves de viande mais aussi d’oeufs et de beurre qui ne pourraient pas être utilisées dans les semaines à venir. Ainsi, on mangeait des crêpes, des beignets, des gaufres, des bugnes en Provence ou autres gourmandises.

Le carnaval

Camille Pissaro, Boulevard Montmartre à Mardi gras, 1897

Depuis des siècles, le carnaval est associé à Mardi gras (et pas qu’à Venise !). Si l’on suit la tradition chrétienne à la lettre, c’est en effet le dernier jour où l’on peut faire la fête avant le mardi suivant Pâques, soit un mois et demi plus tard environ.

Selon les époques, les manifestations ont été fort différentes. Au Moyen-Age par exemple, il était coutumier d’aller danser dans l’église, on assistait à la « fête des fous », la messe pouvait être dite à l’envers, etc. À la Renaissance, on se déguise, on inverse les rôles sociaux et des jeux animent le centre des villes et des villages…

Aujourd’hui, des carnavals sont organisés un peu partout, dans tous les pays de tradition chrétienne.

 


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