Etienne Verrier (1683-1747)

Etienne Verrier (1683-1747)

Etienne Verrier, né le 4 janvier 1683 à Aix-en Provence, fils du sculpteur provençal Christophe Veyrier et de son épouse Marguerite Ferran, fut l’un des ingénieurs les plus importants de la première moitié du XVIIIe siècle dans les vastes colonies françaises d’Amérique du Nord.

La famille Veyrier

Etienne est issu d’une famille d’artistes originaires de Trets, une petite ville du sud de la France située entre Aix-en-Provence et Saint-Maximin-la-Sainte-Baume : les Veyrier. Les hommes de cette famille touchent à des domaines très divers : sculpture, marbrerie, peinture, décoration navale, architecture et ingénierie militaire. Ils guident nos pas en Provence bien sûr, mais également à Paris, dans les musées américains, au Royaume-Uni, dans les musées et églises italiens, au Canada, etc.

Après avoir fait son apprentissage auprès de Claude Masse à La Rochelle et vogué jusqu’en mer de Chine pour dresser les cartes de l’île de Poulo-Condor, au large de l’actuel Vietnam, Etienne devient en 1724, à l’âge de 40 ans, le premier ingénieur en chef sédentaire à Louisbourg en Nouvelle-France. Il y sera, durant une vingtaine d’années « celuy qui invente, qui trace et qui conduit des travaux et des ouvrages pour l’attaque ou pour la défense des places ».

Etienne Verrier, Plan de Louisbourg, 1737 ANOM

Un ingénieur provençal en Nouvelle-France

Louisbourg

Etienne Verrier occupe, en tant qu’ingénieur en chef, le poste le plus important pour tout ce qui concerne la défense de la nouvelle forteresse établie sur l’île du Cap Breton. Chargé par l’administration versaillaise de la direction du chantier de construction de l’une des plus grandes forteresses militaires françaises du continent américain, il s’emploiera pendant une vingtaine d’années à domestiquer un environnement hostile, gérer un chantier difficile et expérimenter des méthodes de construction innovantes.

Il est placé sous les ordres du secrétaire d’État de la Marine et des Colonies Jean-Frédéric Phélypeaux, comte de Maurepas, doit fournir à l’administration royale des rapports sur l’avancée des travaux qui dépendent de son autorité et relater les événements qui pourraient les ralentir ou les empêcher.

6 [p.27] - Signature d'Etienne Verrier au bas de l'acte de vente de la maison Thibaudeau, 13 juillet 1730

Une riche correspondance

Les nombreux courriers qu’il échange avec Versailles fournissent, outre ce qui concerne la construction des bâtiments militaires, de nombreux détails sur la personnalité des hauts fonctionnaires locaux, leur vie quotidienne et familiale ainsi que sur leurs relations professionnelles ou privées. Ils nous éclairent sur le mode de vie en Nouvelle-France dans la première moitié du XVIIIe siècle mais abordent également sur la manière dont Verrier travaille à la formation de ses fils au métier d’ingénieur.


Pour en savoir plus :

De la Provence à la Nouvelle-France, Etienne Verrier (1683-1747) ingénieur du Roy

“Etienne Verrier, ingénieur du Roi en Nouvelle-France – Contraintes et gestion du chantier de Louisbourg (1724-1745)” , Revue d’Etudes Canadiennes / Canadian Studies, n°82, septembre 2017, pp. 121-138.

“J’ay esté bien aise d’aprendre que vous soyez content du caractère de Mr Verrier » : Etienne Verrier (1683-1747), ingénieur du roi en Nouvelle-France à travers sa correspondance”,
Bulletin du Centre de Recherches du Château de Versailles, mis en ligne le 27 juillet 2016.


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